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Du contrôle qualitéà l’intelligence opérationnelle de l’usine.

Depuis 2022, mon parcours dans l’industrie s’est construit autour de la vision, de la mesure et de l’automatisation du contrôle qualité.

Plus de deux cents projets, dans des environnements industriels très différents, m’ont permis d’observer les mêmes réalités sous des angles multiples : les équipes, les contraintes de production, les systèmes déjà en place et la manière dont une technologie trouve réellement sa place dans une usine.

Fabernova est né de ces observations — et d’une conviction sur ce que deviendront les usines dans les années à venir.

Florian Spohr
Florian Spohr

D’un point de contrôle à une usine.

Le fil de ce parcours est surtout un changement d’échelle.

  1. Une pièce et la manière de la contrôler.
  2. La machine autour.
  3. La ligne de production.
  4. Puis l’ensemble des systèmes, des personnes et de l’expérience nécessaires pour faire fonctionner une usine.
  1. 2022

    KEYENCE France

    Vision industrielle et mesure de haute précision.

  2. Ensuite

    APREX Solutions

    Conception et pilotage de projets d’intégration de systèmes de contrôle qualité, puis développement et pilotage du bureau d’études.

  3. Aujourd’hui

    Fabernova

    Construire des logiciels capables de préserver et transmettre l’intelligence opérationnelle de l’industrie.

Quatre périmètres emboîtés, du plus petit au plus grand : un point de contrôle, une machine, une ligne, une usine. un point de contrôleune machineune ligneune usine

un point de contrôleune machineune ligneune usine

  • 200+projets d’automatisation de l’inspection qualité menés depuis 2022
  • 2 M€+d’investissements pilotés pour des industriels
  • Multisecteurdes problématiques et environnements industriels très différents

Ce que l’industrie m’a appris

Au fil de ces années, un constat a progressivement pris de l’importance.

Les usines disposent déjà d’une quantité impressionnante d’intelligence.

Des personnes connaissent leurs équipements depuis des années. Des automaticiens comprennent leur process dans le détail. Les équipes qualité savent reconnaître des situations déjà rencontrées. Les machines, les contrôles, les MES, les SCADA, les historians ou les logiciels métiers possèdent chacun une partie du contexte.

Et lorsqu’un problème apparaît, tout ce savoir se met en mouvement.

  1. Observer.
  2. Chercher.
  3. Comparer.
  4. Formuler une hypothèse.
  5. Intervenir.
  6. Vérifier le résultat.
  7. Ajuster si nécessaire.

C’est une boucle d’apprentissage permanente.

Mais une grande partie de ce qu’elle produit reste attachée aux personnes et aux systèmes qui l’ont vécue.

C’est de ce constat qu’est partie la réflexion derrière Fabernova.

Les idées derrière Fabernova

  1. Pourquoi avoir créé Fabernova ?

    La prochaine transformation industrielle ne consistera probablement pas simplement à ajouter davantage d’automatisation.

    L’IA commence à sortir de nos écrans.

    Des agents utilisent déjà des logiciels. Les robots deviennent plus polyvalents. Les systèmes capables d’observer leur environnement, de raisonner puis d’agir progressent rapidement.

    Ma conviction est que ces technologies prendront une place importante dans les chaînes de production de demain.

    Mais leur capacité à agir ne suffira pas.

    Pour devenir réellement utiles dans une usine, elles devront également comprendre l’environnement dans lequel elles arrivent et accéder à ce que cette usine a déjà appris.

    Un robot ne devrait pas avoir à réapprendre ce que l’usine sait déjà.

    Il devrait pouvoir interroger les systèmes qui possèdent cette connaissance :

    • Où se trouve le problème ?
    • Qu’est-ce qui a changé ?
    • Est-ce déjà arrivé ?
    • Qu’est-ce qui avait été fait ?
    • Comment intervenir ?
    • Et est-ce que cela avait fonctionné ?

    Fabernova est né pour commencer à construire dans cette direction.

  2. Pourquoi commencer par la qualité ?

    Parce qu’une vision à long terme doit commencer par un problème concret.

    Et la qualité constitue un terrain particulièrement riche.

    Un système de contrôle peut déterminer si une production est conforme, mesurer une caractéristique ou détecter un défaut.

    Mais le contrôle n’est que le début de l’histoire.

    Lorsqu’une qualité dérive, il faut ensuite comprendre ce qui s’est passé, retrouver le contexte de production, regarder les paramètres qui ont évolué, identifier une action, intervenir puis vérifier le résultat.

    Toute la boucle est déjà présente :

    observercomprendredécideragirvérifierapprendre.

    C’est aussi le domaine dans lequel s’est construit mon parcours industriel.

    La qualité est donc le premier terrain de Fabernova.

    Pas sa limite à long terme.

  3. Quelle est la place de l’humain dans cette vision ?

    Centrale.

    L’enjeu n’est pas de supprimer l’expertise présente dans les usines.

    C’est précisément cette expertise qui donne sa valeur à ce qu’il faut être capable de conserver.

    Lorsqu’une équipe résout une situation inhabituelle, elle produit quelque chose qui va au-delà de la donnée brute : elle comprend un contexte, évalue des hypothèses, prend une décision et observe son résultat.

    Aujourd’hui, cette expérience peut disparaître avec le temps, rester portée par quelques personnes ou devoir être reconstruite lorsque la situation se reproduit.

    La première étape consiste donc à mieux préserver cette expérience et à la rendre disponible aux équipes.

    Demain, elle pourra également devenir accessible aux IA, aux agents et aux robots qui travailleront à leurs côtés.

  4. Pourquoi cette ambition depuis l’Europe ?

    La transformation actuelle ouvre aussi une fenêtre d’opportunité.

    L’Europe possède une base industrielle forte, des compétences d’ingénierie, des fabricants de machines, des automaticiens, des intégrateurs et une connaissance profonde du monde physique.

    À mesure que l’IA rencontre l’industrie et la robotique, une nouvelle génération de technologies reste à construire.

    À mes yeux, l’Europe a une réelle carte à jouer pour développer une partie de ces technologies plutôt que de seulement les importer.

    C’est une conviction personnelle.

    Fabernova est une contribution, à son échelle, à cette ambition plus large.

La direction

Préserver et transmettre l’intelligence opérationnelle de l’industrie.

Aujourd’hui, cela signifie construire des systèmes capables de reconstruire une situation, d’en établir le diagnostic et de retrouver ce que l’usine sait déjà, pour que l’équipe puisse décider et intervenir.

Demain, cela peut signifier permettre à un nouvel opérateur, un agent logiciel ou un robot d’accéder à l’expérience accumulée avant son arrivée.

Fabernova n’a pas vocation à devenir le système qui sait tout.

Une usine possède déjà de nombreux systèmes sachants.

L’enjeu est de permettre à chacun d’être interrogé pour ce qu’il connaît, et de rendre l’expérience acquise au fil des événements disponible pour ceux qui devront agir ensuite.

La thèse, décomposée

Le premier pas : Super-Vision

Super-Vision est la première traduction concrète de cette vision.

Il part des événements qualité, reconstruit leur contexte à partir de ce que les différents systèmes de l’usine savent déjà, conduit l’investigation, retrouve l’action prévue et conserve ce que l’usine apprend de chaque situation. L’équipe décide et intervient.

Un premier terrain volontairement précis, construit à partir d’une expérience concrète du contrôle qualité industriel.

Découvrir Super-Vision

Nous menons les premières démonstrations autour d’une situation industrielle concrète, avec les personnes que vous souhaitez impliquer.

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